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Les Fêtes nocturnes proposent en cet été 2005 le Dom Juan de Molière dans une mise en scène de Guy Freixe.
Le mythe du séducteur insatiable qui défie les hommes et leurs règles et se dresse face au ciel avant d'être finalement foudroyé, est un des plus populaires de la littérature. Il avait été déjà illustré par de nombreux auteurs en Espagne et en Italie, lorsque Molière fait représenter pour la première fois Dom Juan ou le Festin de pierre à Paris en 1665. Les ruptures de ton de cette pièce qu'il a choisi d'écrire en prose, ses passages de la comédie à la tragédie, l'éclatement de l'action, l'enchaînement surprenant des actes, en font une oeuvre passionnante et énigmatique, dont le pouvoir de fascination ne se dissipe pas.
Pour les Fêtes nocturnes, Guy Freixe propose un Dom Juan jeune, vif, insolent et émouvant, dans une mise en scène très visuelle : courses en forêt, combats, statues d'un cimetière onirique, apparition fantastique du commandeur et chute finale du héros.
Ce personnage, Guy Freixe le voit comme notre contemporain : adepte du présent et du plaisir, il est le conquérant qui brûle tout sur son passage. Désir et pouvoir, désir de pouvoir ; désir qui creuse le manque et qui le pousse dangereusement dans une fuite en avant.
La musique, composée par Bruno Girard, violoniste fondateur du groupe Bratsch, sera jouée en direct par cinq musiciens. Comme toujours à Grignan, elle aura un rôle essentiel dans la magie du spectacle, également renforcée par la présence d'artistes de cirque.
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« ... une soirée populaire de qualité, une estampille qui se fait bien rare dans le paysage théâtral. »
France Soir, Ariane Dollfus, 25/07/05
« Toute une vie théâtrale - avec des acrobates, des danseuses, des spectres – s’anime autour d’un interprète jeune au détachement séduisant, Hovnatan Avedikian, et d’un Sganarelle hautement savoureux, Jean-Yves Duparc. L’action est transposée aujourd’hui, tout en gardant un climat légendaire où se développe un subtil jeu de miroirs. » Politis, Gilles Costaz, 21/07/05
« Guy Freixe, en ancien complice d’Ariane Mnouchkine, manie les drapeaux, les soieries, les cavalcades donnant à voir un Dom Juan juvénile et bondissant, contemporain mais sans agressivité. Il s’agit de séduire le plus grand nombre et les jeunes spectateurs ne s’y trompent pas qui adhèrent à cette proposition à base de musique, ballets, acrobaties qui rythment sans brutalité mais avec habileté la pièce de Molière, tirant le texte vers la comédie. » Le Figaro, Marion Thébaud, 11/07/05
« Tout, des perruques et maquillage de Cécile Kretschmar, de la musique composée par Bruno Girard, de la simplicité de la scénographie de Laurence Bruley, de la subtilité avec laquelle la façade du château est utilisée, tout concourt au succès de l’entreprise, dit le souci constant de donner à entendre une des pièces les plus fortes de Molière avec le désir d’inspirer le public le plus large, laissant entendre que Molière est plus que jamais populaire. » Le Figaro, Marion Thébaud, 11/07/05
« Saluons le miracle d’ingéniosité dont fait preuve le metteur en scène. Le décor est minimaliste mais bourrée d’ingéniosité. Tout se mélange ici, théâtre antique, modernité, qu’il s’agisse des costumes et de la musique. Le tout fonctionne en harmonie. » Ardèche Sud, Anne Kerbrat, 03/07/05
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